Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.

Honoré de Balzac – La Cousine Bette

Quatre héroïnes de séries françaises se la jouent glamour, mystérieuses, vénéneuses en exclusivité pour Cinégotier. Photographiées par Gilles-Marie Zimmermann au 123 Sébastopol, le grand hôtel parisien consacré au cinéma et à ses monstres sacrés, Muriel Combeau, Lisa Martino, Anne Richard et Micky Sebastian offrent leur visage aux reflets des écrans. Petits, moyens, grands, tous réfléchissent leur corps, leur regard. Actrices qui se mirent dans des clichés conçus comme des mises en scène avec, en sous-titres, un pitch original.

muriel-combeau-gilles-marie-zimmermannMuriel Combeau
Biberonnée à Betty Boop et au Magicien d’Oz, elle ressemblait aux stars de l’âge d’or du cinéma italien, sentait leur sex-appeal, leur électricité grésiller dans ses veines. Prête à tout, violente à ses heures, elle attendait Bo Decker, un producteur de série Z rencontré à la sauvette dans un drive-in. Depuis, elle se gave devant Judy Garland. La seule à la comprendre.

lisa-martino-gilles-marie-zimmermann-faux-q-cinegotierLisa Martino
Une semaine qu’elle est mariée à Jordan Benedict, le magnat texan du pétrole. Senior ventripotent, il a exhibé un phallus en or pendant leur nuit de noces. Il voulait l’effrayer, elle en avait vu d’autres. Maintenant, il ronfle à côté pendant que les images TV de la nuit l’hypnotisent : la dévoration d’un alligator par une loutre dans un combat sans merci.
(robe Carolina Herrerra)

micky-sebastian-gilles-marie-zimmermann-faux-cinegotierMicky Sebastian
Les infos relayaient son humiliation sur les chaînes du monde entier. Charlie Oakley, son président de mari pincé en flagrant délit de sodomie avec une stagiaire mineure, la petite brune aux dents de vampire qui la snobait. Les images en boucle tétanisaient ses artères. Elle allait leur servir sa vengeance, un plat si glacé qu’il les brûlerait jusqu’en enfer.
(smoking Jacqueline Blaëss)

anne-richard-gilles-marie-zimmermann-faux-q-cinegotierAnne Richard
Elle n’avait pas quitté la ville malgré la fuite de son mari, représentant en lingerie. Figure solitaire à la Hopper, elle croisa un soir Otto West dans un bar. Cet impresario à la petite semaine la transforma en déesse d’Hollywood, lui promit monts et merveilles, puis la plaqua sans un mot. Déboussolée, elle s’accroche depuis à la tablette d’Otto oubliée.

Photos Gilles-Marie Zimmermann assisté de Delphine Royer
Hair Isabelle Luzet assistée de Constance Philippon
Make up Sandrine Engel